Suite à mon retour de Floride, j’ai pris quelques journées off du blogue afin de s’acclimater à mon dur retour dans le frigorifique hiver québécois. J’avais écrit plusieurs entrées pendant mon séjour là-bas: ces quelques journées de congés étaient, en quelque sorte, les vacances que j’accordais à mes doigts très travaillants.
Ce sera donc aussi l’entrée qui vient conclure mes récits sur mon séjour de dix jours en terre américaine. Je ne peux pas passer sous silence le vol de retour que j’ai dû prendre jeudi matin. Ou plutôt les vols de retour. Parce que je partais de Fort Lauderdale à 8h00 en direction de Detroit, puis de Detroit à Montréal à 14h00. Ça fait très long à attendre avant de remettre les pieds chez nous, une sorte d’agonie aéroportuaire qui vient conclure un séjour que j’aurais souhaité poursuivre encore longtemps. Mais comme j’aime bien les aéroports et qu’en ayant eu plusieurs heures à tuer dans ceux de Fort Lauderdale et de Detroit, j’ai pu recueillir des histoires amusantes. Lire la suite →
Évidemment, il y a plusieurs oeuvres cinématographiques américaines, québécoises ou d’ailleurs dans le monde, qui sont à voir cet automne. Mais je vais parler ici de quatre films qui ont attiré mon attention de par leurs distributions “tout-étoile” ou par leurs bandes-annonces prometteuses. Et vous allez remarquer une tendance qui relie les titres des films au titre de cette entrée.
On commence avec un film qui est sorti ce vendredi, The Town, réalisé et co-écrit par Ben Affleck et qui met en vedette Affleck lui-même, Blake Lively, Jeremy Renner, Rebecca Hall et Jon Hamm. J’aimerais aller voir ce film dès cette semaine, et le cas échéant, j’en ferai une petite critique personnelle sur 6P2ST, mais pour le moment, on va se contenter d’en parler en se fiant à ce qui a été dit et écrit sur cette oeuvre et en se fiant sur les réputations des artistes de talent qui sont dans le générique. Car Affleck a prouvé, avec Gone Baby Gone, qu’il savait être un réalisateur de talent, et avec Good Will Hunting, être un scénariste de talent. Le film raconte l’histoire d’une bande de voleurs qui braquent des banques et qui sont pourchassés par les autorités, et entre tout ça, il y a une relation amoureuse qui se dessine entre un des voleurs et d’une femme prise en otage lors d’un récent vol, qui ignore bien sûr le métier de son Roméo. Le tout a été tourné dans les rues de Boston avec du vrai monde comme figurants, comme pour Gone Baby Gone, et je trouvais que le réalisme apportait beaucoup aux images présentées pour ce dernier. Espérons qu’il en sera de même avec The Town, qui présente une histoire intéressante et des artisans dont la réputation n’est plus à faire.
Le second film s’appelle The Social Network, et la bande-annonce tourne en boucle à la télévision, tant en anglais qu’en français. Mettant en vedette Justin Timberlake et Jesse Eisenberg dans le rôle du créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, le film raconte la création, la mise en place et l’évolution du site web Facebook, en mettant l’emphase sur les problèmes judiciaires qui sont apparus en chemin. Réalisé par David Fincher, à qui on doit The Curious Case of Benjamin Button et Fight Club, entre autres, il y a fort à parier que le film, malgré le sujet loufoque, à mes yeux, saura attirer les foules, surtout s’il est moindrement bon. Comme 500 millions d’internautes utilisent Facebook sur la planète, ça fait 500 millions de clients potentiels pour le film.
Le film The Tourist offre une histoire qui semble, à première vue, déjà surutilisée ailleurs, mais puisqu’il met en vedette Angelina Jolie et Johnny Depp, et qu’il est plutôt rare de voir deux méga vedettes ensembles sur une affiche, ça pique un peu la curiosité. On y suit la rencontre entre deux étrangers dans un train, un touriste et une résidente de l’endroit, et le touriste, charmé par sa nouvelle rencontre, se retrouve embourbé dans une chasse à l’homme et une montagne de conflits. Si le sujet reste banal, le tournage réalisé en Europe semble offrir des images splendides et avec de telles têtes d’affiche, c’est un film qui sera difficile à ignorer.
Finalement, on complète avec le drame sportif The Fighter, un fait vécu mettant en vedette Christian Bale, Amy Adams et Mark Wahlberg dans le rôle du boxeur Micky Ward, un boxeur combatif et persévérant qui a connu la gloire en se battant à trois reprises contre le montréalais Arturo Gatti, décédé récemment, dans des combats agressifs et spectaculaires. Le film raconte l’évolution de la carrière du boxeur, issu d’un milieu difficile, et on y voit une relation amoureuse qui se dessine et les liens avec son frère entraîneur qui se détériorent. Loin d’être un fan de Mark Wahlberg, ni même des films illustrant des faits vécus, j’aime les drames sportifs et les films de boxe offrent souvent du cinéma de qualité. On a qu’à penser à Hurricane, Raging Bull et Cinderella Man.
Comme je le disais en introduction, d’autres films seront à voir, d’ici et d’ailleurs. Je ferai d’ailleurs les films québécois de l’automne très bientôt. L’automne est la meilleure saison cinématographique. Les films qui aspirent aux récompenses prennent l’affiche, plusieurs films divertissants sortent dans le temps des fêtes, bref, c’est une saison qui répare souvent l’offre peu alléchante que représente le cinéma estival, trop chargé en films familiaux ou en comédies inintéressantes. On s’en reparle.
Aujourd’hui, comme je le mentionne sur mon compte Twitter (la pognez-vous?), je suis très inspiré. Il y a plusieurs sujets sur lesquels je voudrais discuter. Mais je ne peux pas commencer par un autre sujet que cette sordide histoire de fraude en Ontario. Le genre d’histoire que tu ne peux qu’inventer dans un film ou un roman. À moins que…
Une jeune adulte ontarienne, âgée de 23 ans, a monté une fondation pour la recherche sur le cancer suite à l’annonce d’un diagnostic positif. Utilisant à fond son image de fille malade en pleine chimiothérapie, sans cheveux et sans sourcils, elle a réussi a amasser beaucoup d’argent par l’entremise du groupe Facebook qu’elle a créé pour la cause. Elle y était d’ailleurs très active, changeant constamment de statut afin de permettre à ses proches de suivre en détail les douloureux traitements. Alors qu’elle entrait en phase terminale, sa famille et ses amis se sont soutenus autour d’elle pendant ces moments difficiles. Jusqu’à ce que le chat sorte du sac: l’histoire avait été inventée de toutes pièces par la fausse patiente dans le but d’amasser de l’argent. Une belle fraude de qualité Hollywood. Tout était faux! Elle s’était elle même rasé les cheveux et les sourcils. C’est son père, en tentant de consulter son dossier médical à l’hôpital, qui a réalisé qu’il n’y en avait aucun. Même si la fausse patiente a dû être bien convaincante, avouez tout de même que tout son entourage passe pour de belles tartes dans ça!
Bien sûr, elle devra faire face à la justice sous trois chefs d’accusation pour fraude, mais le plus triste dans tout ça c’est l’éclatement de la famille. Ses parents ne veulent surtout pas l’aider à payer sa caution et ses frais d’avocats. Avec raison!
Toute cette histoire amène à une réflexion sur l’impact des réseaux sociaux comme Facebook dans notre société. On leur accorde une telle importance en 2010 qu’on semble penser que tout ce qui s’y trouve est vrai. Il n’y a pas meilleur moyen pour se patenter une histoire que Facebook. D’ailleurs, la jeune Ontarienne, Ashley Anne Kirilow de son nom, n’est sûrement pas la première à orchestrer pareille supercherie. Ni la dernière.
Le moment est peut-être venu de se demander si Facebook n’est pas allé trop loin. 500 millions de membres, c’est potentiellement 500 millions de victimes pour des cas de fraude. Une méchante belle brochette pour ceux qui savent en profiter. Dans un monde parmi lequel les éléments semblent de plus en plus sécurisés (systèmes d’alarme, N.I.P, mots de passe à la pelle sur le web), est-il normal que tant de personnes se fassent flouer sur le même site? Parce que, soyons honnête, ça arrive de plus en plus souvent. Un site en apparence anodine qui grossit à la minute et qu’aucune étude ou enquête ne semble vouloir étudier pour en vérifier réellement le contenu et la sécurité? Ça sonne très 1980 à mes oreilles. Pas 2010.
À mon avis, Facebook devrait entreprendre une grosse réflexion suite au dévoilement de cette histoire, parce qu’en fin de compte, c’est son nom qui est sali dans les médias. L’argent coule à flôts dans les coffres, mais les valeurs, elles, qu’en fait-on?