Crème? Brûlé!

C’est l’histoire d’un gars, un “finfinot”, qui décide d’aller en Floride pendant ses vacances de Noël. Le gars en question, qui n’est pas du genre à bronzer mais qui essaie très fort quand même à chaque fois qu’il en a l’occasion, aimerait bien revenir à Montréal avec un teint de vacancier à faire rougir de jalousie tous ceux qui croiseront son chemin. Alors pour ce faire, notre “finfinot” se promène au soleil et profite des belles plages de la région en négligeant volontairement d’appliquer de la crème solaire sur sa peau éternellement fragile, ne serait-ce que la moins protectrice aux rayons UV. Vous avez bien suivi l’histoire?

QUESTION QUIZ: devinez ce qui arrive le soir quand notre “taouin” prend sa douche?

C’est ça…ça brûle. Et ça fait mal. Et lorsque le garçon, pourtant rempli de bonnes intentions esthétiques mais un peu irresponsable dans sa démarche, se regarde dans le miroir, que voit-il? Des plaques rouges qui font mal partout. Je le connais bien le gars de l’histoire, il se disait que le soleil de la Floride en janvier, un soleil d’hiver, ça devait pas être trop puissant, que ça allait être parfait pour le bronzage, et bla bla bla. Quel épais…

L’invasion…barbare?

Ok, barbare est un terme légèrement exagéré. Mais quand même! Lorsque nous sommes arrivés, mes parents et moi, dans le stationnement à étages de la plage d’Hollywood Beach pour y garer la voiture, je me serais cru dans le stationnement du même genre devant le Sears au Carrefour Laval: il n’y avait que des plaques d’immatriculation du Québec. Ou presque. Et c’est la même chose dans les rues et ruelles avoisinantes. Pas pour rien que cette plage porte aussi le nom de “Plage des Québécois”!

Ça parlait français en masse. Avec un accent bien de chez nous. Pour les locaux, bien que peu nombreux sur la plage, ça doit être intimidant, et même à la limite frustrant. Ils doivent réaliser que l’on entretient leur industrie touristique, mais ils doivent de sentir largement dépaysés également. Ils sont tout de même accueillants et content de nous voir car sans Québécois, la plage serait vide. Les Américains du sud semblent se les geler à 24 degrés, les pauvres. Ils ne courrent pas tous à la plage, donc. Pour le dîner, je suis allé manger à la pizzeria Florio’s. Elle a de spécial que la succursale de Hollywood Beach est une des deux seules au monde. L’autre se trouve dans Little Italy, NY. Un moyen sécuritaire de me rapprocher un peu plus près de l’action du livre que je lis durant les vacances, Mafia Inc. (et qui fera l’objet d’un billet une fois complété).

Des moments de gros soleils. Une chaleur de 28 degrés Celsius. Je suis allé me promener un peu dans l’eau. À ma grande surprise, l’eau était très bonne, une température agréable pour se baigner. Loin des eaux froides auxquelles je m’attendais. Pour ça aussi qu’il y avait plusieurs baigneurs. Après avoir marché dans l’océan Pacifique l’an dernier, j’ai renoué avec l’Atlantique aujourd’hui. Me reste l’Arctique et l’Indien…j’hésite pour ma prochaine destination.

Ok, fin de la réflexion. Je plie bagages pour les îles Seychelles, dans l’océan Indien. Me reste plus qu’à gagner le gros lot de 196 millions à la loterie américaine. Je me croise les doigts: j’ai quand même une chance sur 176 000 000 de l’emporter!

Le Soleil de la Floride

Ce n’est pas un titre pour faire mon petit baveux. Comme je vous donne quelques infos sur comment ça se passe ici pour moi, j’emprunte le nom au journal d’informations locales destiné aux Québécois en visite en Floride. Un journal de qualité douteuse qui sert surtout de livret publicitaire pour les commerces de la région et qui sert à annoncer les spectacles d’artistes québécois favoris des ”matantes” qui viendront offrir des prestations dans le sud de la Floride au cours de l’hiver, comme Étienne Drapeau, Marie-Chantale Toupin et autres Richard Abel.

Bref, ici il fait 23 à 25 degrés à chaque jour. Si ce n’est pas pleinement ensoleillé, les nuages qui passent dans le ciel et qui cachent momentanément le soleil passent très rapidement. Je suis chanceux: ce sont des températures plus chaudes que la normale. D’ailleurs, si je me fie au temps qu’il fait à Montréal, je constate que toute la côte Atlantique bénéficie de températures chaudes.

La route pour se rendre à Sunrise est longue. Trop longue. Vingt-cinq heures de voiture, je ne referai plus jamais ça et ce, même si j’étire le trajet de trois à quatre jours. Je n’en pouvais plus d’être assis dans une voiture à la fin, surtout que plus on descend vers le Sud, plus il fait chaud et moins on a le goût de conduire. Après avoir traversé les États de New York, New Jersey, Delaware, Maryland, Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Georgie et presque la Floride au complet, j’avais hâte d’arriver. Après la première nuit à Woodbridge, Virginie, à 20 minutes de Washington, D.C., nous avons dormi la seconde nuit à Savannah, Georgie, une ville historique, ex-capitale de l’État et première ville dessinée en Europe dans le temps des grandes conquêtes.

Vendredi soir, je suis allé encourager le Canadien dans son match l’opposant aux Panthers. Comme l’aréna, le BankAtlantic Center, est situé à cinq minutes de voiture d’ici, je n’ai pas eu à partir trop à l’avance. Une fois à l’intérieur, deux choses sont frappantes: d’abord, l’édifice est très beau, dans le genre très très beau. Plus beau, plus spacieux et mieux emménagé que le Centre Bell. Ensuite, il fait froid, dans le genre très très froid. J’imagine que c’est normal pour garder la glace gelée quand il fait chaud dehors. Malgré ces beaux efforts, la glace avait l’air dans un mauvais état. J’estime que nous étions des partisans du Canadien à 80% dans cet aréna dans laquelle l’ambiance semble optionnelle. Les cheerleaders ont beau se déhancher, les mascottes des Dolphins et des Marlins ont beau se frapper le museau, et les vidéos de l’écran géant ont beau nous faire rigoler (et certaines séquences sont très drôles!), rien n’y fait: l’annonceur-maison et le DJ de la place contribuent à rapidement nous endormir. Une autre chose m’a impressionné: les commanditaires sont petits. Lorsqu’on compare aux grandes multinationales qui paient le gros prix pour s’afficher au Centre Bell, Dr. Kori Orthodontist ça fait hockey junior en maudit. Il est impossible qu’ils fassent assez de profits pour faire survivre une équipe de la LNH, surtout en offrant des billets à 2 pour 1, promotion martelée du début à la fin du match. Bref, après le but de Wisniewski en prolongation, ça chantait dans les couloirs et escaliers menant à la sortie de l’amphithéâtre: on se serait cru au Centre Bell! J’ai bien aimé ma soirée, même si j’ai manqué les deux buts des Panthers en début de deuxième période pendant que j’attendais dans une ligne interminable pour des hot-dogs. Ça au moins, c’est mieux au Centre Bell: le service est rapide et efficace!

Autres choses qui me marquent ici: la largeur des rues et des boulevards: quatre ou cinq voies de large, deux voies pour virer à chaque coin, et la grande quantité de voitures sur les routes. Et le type de voitures aussi: presque juste des petits camions ou des VUS…c’est pas supposé être la récession ici? Et aussi, pendant que les Québécois sont en shorts et en t-shirts, les Floridiens sont en pantalons et en pulls. Pauvre eux, ils gèlent à 23 degrés Celsius!

Je suis allé visiter les régions de Fort Lauderdale et Hollywood hier. Je suis allé voir l’immense centre d’achats en forme de crocodile Sawgrass Mills aussi. Et je vais à Miami cette semaine. Je vous reparle de tout ça dans un prochain billet.

Le jour où j’ai vu la Maison Blanche et le Capitole

Ceux qui me connaissent bien savent que je suis tout sauf matinal. Et que je me couche à une heure qui n’est que trop rarement la veille de mon lever (lire : avant minuit). Alors imaginez la corvée que j’ai dû accomplir pour réussir à me lever à 4h40 AM ce matin pour partir en direction de la Floride. En plus je m’étais couché à 1h30 AM…je n’apprendrai donc jamais!

Alors mes parents et moi sommes partis vers 5h15. J’étais à moitié endormi. L’autre moitié frigorifiée par la température froide combinée au vent matinal qui me gelait les joues. Cette sensation n’a pas semé de doutes : il est temps que je débarrasse le plancher enneigé pour la chaleur de Miami, pis ça presse!

Je ne sais pas pour vous, mais lorsque je pars vers les États-Unis en voiture, peu importe la douane que j’emprunte et de l’heure à laquelle je roule, je suis toujours stressé. Et ce matin, c’était le cas encore et ce, même si nous n’avions absolument rien d’illégal à bord. L’ambiance des douanes m’énerve, le caractère glacial des douaniers m’intimide et leurs questions stupides me font beaucoup trop réfléchir tant je suis soucieux de ma réponse. Or, ce matin, j’ai encore été tendu 90 minutes de temps pour rien. Aussi endormi que moi, le vaillant douanier demande : Where are you going? For how long? Have a good trip. S’il avait su qu’on avait plein de fruits dans la glacière, il aurait sursauté comme si c’était une bombe atomique. Et oui, ils sont comme ça les voisins d’en d’sous!

Condition de route difficiles?

Il y a eu hier une tempête de gros calibre sur la côte est Américaine. Plusieurs vols annulés ou retardés. Des matchs de football de la NFL remis. Des accidents de route. Ce matin, alors que nous avons traversé l’État de New York, rien ne paraissait. On annonçait des conditions de routes pitoyables: neige, blizzard, brouillard, alouette. Un peu plus pis on annonçait une tornade. Or, toutes les autoroutes avaient été déneigées. En quelques heures. Pis pendant ce temps on déneige encore à Montréal…Et il faisait un soleil radieux: des conditions idéales pour un road trip. Et parlant des autoroutes américaines, et des rues en général : elles sont impeccables! On paye à l’occasion (20$ US de frais pour la journée)… mais quelle qualité! On a passé dans un tunnel aujourd’hui, un tunnel construit il y a quelques années mais qui avait l’air flambant neuf. Peut-on en dire autant du tunnel Louis-Hypollite-Lafontaine? Jamais de la vie. Malgré leurs belles routes, et la qualité du déneigement, les Américains sont de piètres conducteurs. Dans l’État de New York, nous avons recensé au moins une dizaine de voitures sorties de route, dans des fossés ou des terre-pleins, dont deux complètement sur le capot. Et il y avait à peine un demi millimètre sur la route. Piètre est un adjectif faible.

Néanmoins, comme nous sommes habitués de rouler dans la neige et sur la glace, que nous sommes munis de pneus d’hiver et que les routes étaient impeccables, nous nous sommes rendus sans tracas jusqu’en Virginie. Je vous écris de notre hôtel de Woodbridge en ce moment, alors que nous nous reposons avant de reprendre la route demain matin. Le prochain arrêt devrait être à Jacksonville, à l’entrée de l’État de la Floride. Nous arriverons à destinations mercredi après-midi. Il fait actuellement 0 degré ici et 23 à Miami. J’ai tu hâte d’être rendu vous pensez?

Un grand moment (ou pas)

La route est belle pour se rendre ici. Nous traversons les Appalaches, ce qui est très beau dès le départ, puis nous passons dans de belles villes, comme Washington (et des atroces, comme Newark, au New Jersey, ou toutes les villes du Delaware au complet). New York aussi, vue de loin, est très jolie, avec tous ces grattes-ciels qui semblent toucher les nuages. Washington c’est aussi vraiment joli, la ville était toute illuminée à notre passage. J’ai ENFIN pu voir la Maison Blanche et le Capitole de mes propres yeux. Même chose pour l’obélisque de la ville. Le capitole était beau, tout blanc, avec un peu de neige dessus et illuminé style Noël. Non, je n’ai pas vu Barack Obama. Non, pas vu Michelle non plus. Je crois qu’ils ne sont même pas en ville de toute façon. En fait, je me trouvais à au moins cinq kilomètres des lieux lorsque je les aperçu les édifices. Dommage. Mais ça compte pareil, non?

I’m going to Miami (benvenido a Miami)

N’est-ce pas ce que Will Smith chantait dans son méga-succès Miami, datant de 1999? C’est ce que je chante moi aussi, 11 ans plus tard. Bon, la vérité, c’est que je m’en vais dans la région de Miami, pas à South Beach ou Miami Beach précisément. Je serai à Sunrise pour les 10 prochains jours, à 20 minutes de Fort Lauderdale, 30 de Miami.

Comme je l’avais fait pour mon road trip cet été (voir l’onglet Road Trip 2010 sur la page d’accueil), j’écrirai plusieurs entrées de blogue sur mon passage dans le sud de la Floride. Je prévois aller voir le Canadien affronter les Panthers le 31 décembre, je vais voir le Heat de Miami le 4 janvier, alors qu’ils reçoivent les Bucks de Milwaukee. Je vais sûrement aller voir aussi les Panthers face aux Rangers le 2 janvier. J’amène un guide touristique avec moi, qui me permettra de voir la liste des musées et des expositions actuellement à Miami. Je vais aussi aller me promener dans le parc national des Everglades une journée. Et, bien sûr, je profiterai un peu des plages et des avantages d’être à Miami avec une température clémente de 23-25 degrés, les deux pieds dans le sable, pendant que vous allez être dans des températures de -20 degrés, les deux pieds dans la neige (sans racune; je l’espère profondément!)

Je m’y rends en voiture, avec mes parents. On traversera donc plusieurs États: New York, Pennsylvannie, Maryland, Virginie, Caroline et Georgie. C’est la première fois que je ferai une telle route pour me rendre à une destination “X”, et j’ai bien hâte de voir toutes ces régions. Je reviens en janvier en avion, avec une petite escale à Detroit, une autre ville dans laquelle je n’ai jamais mis les pieds.

Alors connectez-vous souvent dans les prochains jours pour suivre mes petites aventures dans la ville où la chaleur est au maximum 24 heures sur 24 (selon leurs slogans…). On ne m’accusera jamais de ne pas me donner mon entretenir ce blogue!

À bientôt!