Quelle belle fin de saison nous avons eu. En fait, toute la saison a été formidable. La parité aidant, le niveau de compétitivité a été élevé à toutes les semaines, même dans les affrontements sans importance et sans envergure. Le match le plus décisif de la dernière semaine d’activité de la saison régulière opposait les Rams de St-Louis et les Seahawks de Seattle dans un match disputé dans l’État de Washington. En aucun cas nous aurions pu prédire un tel dénouement en début de saison, même si la division dans laquelle les Seahawks et les Rams évoluent aux côtés des 49ers et des Cardinals est la pire de la NFL, et de loin. Lire la suite
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Revue de l’année sportive 2010 (de A à M)
Voici une petite revue de l’année sportive, autant Québécoise qu’internationale, que je vous concocte en cette dernière journée de l’année 2010. Voici la première partie.
A- Alberto, comme dans Alberto Contador: En 2010, Contador a remporté son troisième Tour de France cycliste en quatre ans. Toutefois, des soupçons de dopage planent sur lui. Il se défend en disant que les substances interdites se trouvaient dans le sang de viandes rouges qu’il a mangé durant la journée de congé du Tour, en juillet.
B- Brees, comme dans Drew Brees: En 2010, Brees a obtenu son premier titre du Super Bowl, en plus de mettre la main sur le titre de joueur le plus utile à son équipe le soir du match ultime. Il a de plus été dominant durant les 15 premières parties de la saison 2010-11 de la Ligue Nationale de Football. Récemment, il a été nommé sportif de l’année par le magazine Sports Illustrated, autant pour ses résultats sur le terrain que son apport dans la communauté de la Nouvelle-Orléans, là où son équipe, les Saints, évoluent.
C- Crosby, comme dans Sidney Crosby: En 2010, Crosby a, une fois de plus, épaté la galerie sur la patinoire. Il a d’abord remporté la médaille d’or olympique en menant le Canada à une victoire en finale contre les États-Unis d’une façon dramatique en marquant le but victorieux en prolongation. Le but permettait à son pays de remporter une 14e médaille d’or, un record pour les Jeux olympiques d’hiver. Après des séries éliminatoires de courte durée, ses Penguins ayant atteint la finale les deux saisons précédentes, Crosby s’est remis en marche à l’automne en concluant l’année 2010 avec une séquence de 25 parties consécutives avec au moins un point.
D- Duhamel, comme dans Jonathan Duhamel: En 2010, le jeune Québécois a surpris la planète poker en remportant les Séries mondiales de la discipline à Las Vegas en novembre, mettant la main sur une cagnotte de 9 millions de dollars.
E- Espagne. En 2010, l’équipe de soccer d’Espagne a poursuivi sur sa lancée de 2008, alors qu’elle avait mis la main sur l’Euro, en remportant la Coupe du monde de la FIFA en défaisant en finale l’équipe des Pays-Bas.
F- Favre, comme dans Brett Favre. En 2010, Favre a mené ses Vikings du Minnesota en finale d’association de la NFL fin janvier, son équipe s’inclinant face aux Saints de Drew Brees. Comme à chaque été depuis quatre ans, il a hésité entre continuer une saison de plus ou se retirer, optant finalement pour la première option. Si cette décision a mené à quelques beaux moments (500e passe de touché en carrière, meilleur match de sa longue carrière avec 446 verges de gains par la passe), on ne retiendra que le négatif: scandale de messages textes échangés avec une reporter des lignes de côté, fin de sa séquence de départs consécutifs, qui s’est arrêté à 297 parties, blessures qui s’empilent, chicanes avec son entraîneur-chef et équipe qui s’enlise au classement. L’heure de la retraite a-t-elle sonnée?
G- Galarraga, comme dans Armando Galarraga. En 2010, Galarraga, des Tigers de Detroit, a été victime d’une des plus grosses gaffes d’arbitrage de l’histoire sportive. Un match de baseball est remporté par la première équipe qui obtient 27 retraits tout en étant en avance au pointage. Lorsque les 27 retraits sont obtenus consécutivement, on parle alors d’un match parfait, un fait d’armes très rare puisqu’on en compte seulement 18 dans l’histoire des Ligues majeures de baseball. Alors qu’il avait obtenu 26 retraits consécutifs, Galarraga croyait bien avoir retiré son ultime frappeur pour obtenir son match parfait, mais l’arbitre au premier but a déclaré le coureur sauf, alors que la reprise montrait clairement qu’il était retiré par au moins deux pieds. Une erreur monumentale que Galarraga a pris avec le sourire, avec beaucoup de classe et de dignité, alors que le commun des mortels aurait probablement tout cassé par frustration.
H- Hamilton, comme dans Josh Hamilton. En 2010, ce fût la consécration pour Hamilton. Après plusieurs années dans l’enfer de la drogue, qui ont mené à des suspensions constamment renouvelées, le voltigeur de centre des Rangers du Texas a mené son équipe en finale des Séries mondiales de baseball, en plus de mettre la main sur le titre de joueur le plus utile à son équipe dans la Ligue américaine. Ces accomplissements sont le summum d’un beau retour et d’une belle histoire, le genre qui plaît aux Américains.
I- Isner, comme dans John Isner. En 2010, Isner a remporté le plus long match de l’histoire du tennis, un match comme nous n’en reverrons
plus jamais. Le duel l’opposant au Français Nicolas Mahut s’est échelonné sur trois jours de jeu, pour un total de 11 heures sur le terrain. L’Américain a remporté le match 6-4, 3-6, 6-7, 7-6 et 70-68, ce cinquième set durant plus de huit heures. Douze records Guinness ont été homologués durant cette rencontre historique.
J- James, comme dans LeBron James. En 2010, James a tenu le milieu du basketball en haleine. Profitant de son autonomie complète, il a longuement hésité entre retourner jouer pour les Cavaliers de Cleveland, l’équipe qui l’a repêché, ou d’aller jouer ailleurs pour augmenter ses chances de remporter un championnat. Dans une saga qui a retenu l’attention partout en Amérique du Nord, James a décidé de s’aligner avec le Heat de Miami. Son attitude dans tout le cheminement a grandement déplu aux amateurs de basketball vivant à l’extérieur de Miami, et il est hué partout où il joue cette saison.
K- Kumaritashvili, comme dans Nodar Kumaritashvili. L’événement sportif triste de l’année. Âgé de 22 ans, le jeune lugeur géorgien s’est tué à l’entraînement dans les heures précédant le début des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver. On parlait d’une piste rapide et d’installations dangereuses: finalement, c’était autant la faute des installations que celle du pilote qui ont causé ce malheureux incident qui a porté ombrage aux premières journées de compétition.
L- Lee, comme dans Cliff Lee. En 2010, Lee a connu une saison exceptionnelle au baseball, particulièrement en séries éliminatoires avec les
Rangers du Texas. Alors que sa valeur était au sommet, Lee avait l’occasion de tester le marché des joueurs autonomes et de faire grimper les enchères. Alors que tous les amateurs s’attendaient à ce qu’il signe avec les Rangers ou les Yankees de New York, Lee a causé la surprise en signant un lucratif contrat avec les Phillies de Philadelphie, tout en laissant plusieurs millions sur la table, puisque l’offre était inférieure à celles des autres équipes prétendantes. Avec les Phillies, il formera une rotation de partants du tonnerre aux côtés de Roy Halladay, meilleur lanceur de la Nationale en 2010, Roy Oswalt, Cole Hamels et Joe Blanton. Ça promet!
M- Michael, comme dans Michael Vick. Le quart-arrière a profité de l’automne 2010 pour réaliser un des plus beaux retours de l’histoire sportive. Après une saison comme réserviste et deux saisons derrière les barreaux pour une histoire de combats de chiens, Vick est redevenu un joueur de football étoile et un candidat au titre de joueur le plus utile à son équipe. Sa capacité à lancer des bombes ou à courir avec le ballon font de lui un des joueurs les plus dangereux de la NFL.
À surveiller bientôt sur 6P2ST, les lettres N à Z. N’hésitez pas à commenter mes sélections dans la section Commentaires.
Cette semaine dans la NFL #15
La dernière fin de semaine d’activités dans la NFL fut sans contredit la plus excitante de la saison. Les affrontements prévus au calendrier étaient relevés en ce qui a trait à la course aux séries. D’abord, un choc entre les Egales de Philadelphie et les Giants de New York pour le premier rang de la division Est de la Conférence Nationale. Les spectateurs présents en ont eu pour leur argent (surtout les fans des Eagles) et les téléspectateurs qui ont regardé le match en entier ont été récompensés pour leur patience. Alors que le pointage était de 31 à 10 en faveur des Giants avec moins de huit minutes à écouler au quatrième quart, l’explosive machine des Eagles s’est mise en marche pour marquer 28 points sur quatre touchés sans ré.plique pour l’emporter 38-31 et prendre seul le premier rang de la division. Les Giants étaient incapables d’arrêter les poussées offensives de Philadelphie et l’attaque menée par Eli Manning semblait incapable de demeurer sur le terrain pour écouler du temps. Une telle prestation “d’incapables” a permis aux Eagles de réussir le retour le plus spectaculaire de la saison, une semaine après celui des Texans face aux Ravens qui s’était avéré inutile vu la défaite en prolongation. Michael Vick a profité de ces sept petites minutes pour augmenter l’épaisseur de son dossier de candidature pour le titre de joueur le plus utile ou encore de joueur offensif. Son bras précis et puissant et ses longues courses ont déstabilisé la défensive des Giants. Avec sa précision, ses porteurs de ballon et sa capacité à lui-même courrir de longues distances, Vick est imprévisible et les défensives ne s’adaptent pas lorsqu’il est en feu. Sur le dernier jeu du match, avec un pointage de 31-31, le botteur de dégagement des Giants, Matt Dodge, a reçu une remise haute, a exécuté son botté en vitesse et plutôt que de botter sur les lignes de côté pour forcer la prolongation, il a botté directement dans les mains du rapide DeSean Jackson à la ligne de 35. Jackson a couru la distance restante pour marquer le touché victorieux et sur le terrain après le match, on voyait l’entraîneur Tom Coughlin invectiver son jeune botteur devant toutes les caméras (photo), en plus de le rincer davantage en conférence de presse d’après-match. Question pour Coughlin: est-ce la faute du botteur de dégagement si la défensive n’a pas stoppé les Eagles et si l’offensive n’était pas capable de garder la possession du ballon?
On surveillait aussi le match entre les Jets de New York, coincés dans une petite léthargie, et les Steelers de Pittsburgh, une équipe qui est bien placée pour participer aux séries mais qui n’arrive pas à me convaincre de sa qualité. C’est sûr que les Jets demeurent sur papier une force de la NFL, mais ils venaient de connaître deux matchs épouvantables de suite dans lesquels ils n’avaient pas réussi à marquer le moindre touché. Ils se sont replacés en l’emportant 22 à 17 à Pittsburgh. Je m’explique mal comment les Steelers ont pu ainsi perdre face à une équipe en difficulté, sur leur propre terrain. Avec la victoire des Ravens (j’en parle au prochain paragraphe), l’égalité est créée au sommet de la division. Dans tous les cas, les deux équipes sont bien placés pour accéder toutes deux aux séries d’après-saison, même que les Steelers en sont assurés suite à une complexe série de bris d’égalité qui finissent tous par tourner en leur faveur. Néanmoins, si jamais les Steelers perdent la division, j’espère qu’ils s’en voudront d’avoir échappé cette partie. Ils ont été brouillons tout le long et les Jets ont pu l’emporter. Ceux-ci n’avaient pas gagné une partie à Pittsburgh en 40 ans…
Finalement, je gardais un oeil sur l’affrontement entre mes Saints de la Nouvelle-Orléans et les Ravens de Baltimore. J’ai vendu la mèche au paragraphe précédent en précisant la victoire des Ravens, mais les Saints ont disputé une bonne partie quand même et ils n’avaient pas la même urgence de gagner que les Ravens, qui jouaient à domicile par surcroît. Toutefois, la défensive des Saints semble incapable de faire le gros jeu, celui qui devient un point tournant. Au chapitre de la défensive, les Saints sont 9e de la NFL, sur 32 équipes. Ce n’est pas mauvais, mais ça ne sera pas assez pour faire un bout de chemin en séries. Surtout que les Falcons semblent bien installés au premier rang de la division Sud de la Nationale (celle des Saints), ce qui veut dire que les champions du Super Bowl ne pourront pas bénéficier d’une semaine de préparation gratuite avant les demies-finales et qu’ils devront jouer dès la première ronde des séries. Parlant des séries, les Falcons, les Bears, les Eagles, les Saints et les Giants semblent en bonne position pour s’y classer. La 6e équipe sera la championne de la division Ouest. Après 15 semaines, Rams et Seahawks sont à égalité avec 6 victoires et 8 revers. Quelle division minable. Et qui va affronter ce “champion” de division en ouverture des séries? Ka-ching. Les Saints
On surveille la semaine prochaine: 49ers-Rams, Saints-Falcons et Seahawks-Buccaneers.

