La rentrée scolaire de monsieur

Je vivrai demain ma 20e rentrée scolaire et je suis excité comme si c’était encore la toute première. Lunch préparé. Beaux souliers neufs près de la porte. Sac à dos rempli de fournitures scolaires ordonnées qui le seront trop peu longtemps. Chambre propre. Vêtements pour le matin déjà choisis et empilés proprement. Probables difficultés à m’endormir plus tard. À chaque automne, le retour des bonnes habitudes. À chaque automne, l’arrivée de nouvelles résolutions. À chaque automne, la même routine. À chaque début du mois d’octobre, tout est déjà “flushé” aux toilettes. On va essayer que ça perdure, surtout le gym, qui est rendu plus que nécessaire. Et l’intention de faire toutes ses lectures avec assiduité.

Moi, ce qui me frappe dans la rentrée de cette année, puisque j’ai été à l’UQAM à chaque jour la semaine dernière et que certains programmes, comme le droit par exemple, commencent une semaine avant la fête du Travail, c’est à quel point je suis rendu une vieille “picouille” dans la communauté étudiante. Il me semble que tout récemment, j’étais le nouvel étudiant gêné, pas trop sûr de où je devais aller, qui se promenait avec son horaire et sa “map” des locaux à la main. Maintenant un habitué de l’UQAM, à quelques années du titre très peu convoité de Van Wilder de la place, je me surprends à rire un peu de ces nouveaux avec des sacs à dos clairement trop lourds pour eux qui arrivent nettement trop tard à la cafétéria pour espérer y trouver une table libre pour dîner. Et pourtant, j’étais comme ça moi aussi! Les années passent vite, je suis rendu le gars qui a l’air 10 ans plus vieux que les nouveaux. Un monsieur (quel mot laid à écrire sachant comment il se prononce!).

Un autre truc qui me plaît aux rentrées, ce sont les initiations. Festives, bruyantes, colorées, elles mettent beaucoup de vie dans l’université pour cette première semaine. Je vivrai moi-même une initiation cette semaine, et contrairement à mon ancien programme de science politique, qui festoyait une seule journée une semaine trop tard (mais toute une!), la faculté de communication fait la fête de mardi à vendredi, avec costumes pour compléter le tableau. Je ne suis pas un fana des costumes, alors je vais me présenter avec des vêtements aux couleurs de mon équipe, et j’ajouterai peut-être des morceaux en cours de route. Chaque programme de communication représente un Pokémon avec un nom modifié (droits d’auteurs obligent); alors les Butterfree de journalisme s’appellent les Plotterfree. Et il y a plusieurs activités d’organisées à l’horaire, le tout semble vraiment amusant et bien structuré. Ça promet!

Ce qui m’excite davantage, ce sont mes nouveaux cours de journalisme qui commencent dès demain matin. J’ai bien hâte de voir à quoi ça va ressembler, puisque, malheureusement, les plans de cours ne sont pas disponibles à l’avance sur Internet. On va s’en reparler.

D’ici là, je vais aller vérifier mon cadran 10 fois avant d’essayer de m’endormir tranquille. Et me préparer mentalement à ne pas trouver de stationnement proche de la station Cartier et à crever de chaleur et être toujours debout dans le métro surpeuplé jusqu’aux vacances de Noël.

Bonne rentrée à tous ceux que ça concerne!

Bon 45 ans Laval!

La ville de Laval, éternelle source de bonnes et mauvaises blagues, fêtera demain, le 6 août, son 45e anniversaire de constitution. Elle est la preuve irréfutable qu’une fusion municipale peut réussir, contrairement à ce que plusieurs habitants de Hampstead, Westmount et Kirkland peuvent en penser. Une île, une ville, c’est possible.

Autrefois formée de 14 municipalités (Auteuil, Chomedey, Duvernay, Fabreville, Îles-Laval, Laval-des-Rapides, Laval-sur-le-Lac, Laval-Ouest, Pont-Viau, Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Saint-François, Saint-Vincent-de-Paul et Vimont. Merci Wikipédia!), la fusion s’est déroulée dans l’ordre, contrairement aux récentes tentatives à Montréal, et l’évolution de la ville est constante depuis. Malgré ce qu’on peut en penser, saviez-vous qu’il reste encore 30% de zones agricoles à Laval. Le tiers du territoire. De quoi donner des arguments aux montréalais détracteurs de l’île Jésus.

Avec 400 000 habitants, Laval est la 3e ville la plus peuplée du Québec et la 14e au Canada. Sa superficie étendue lui permet de classer parmi les plus grandes villes de la province au point de vue du territoire. Et elle est la seule ville à posséder, à elle seule, une région administrative au Québec.

Avec son centre-ville en développement, la récente ouverture de trois stations du métro de Montréal, le cégep Montmorency qui subit des agrandissements annuellement, la possible construction d’un amphithéâtre multi-usages au centre-ville, l’ouverture prochaine d’un imposant pavillon de l’Université de Montréal et la présence active de l’UQAM juste à côté, il faut admettre que Laval commence à s’imposer de plus en plus comme un grand centre urbain. Bien plus qu’une petite banlieue ou une ville-dortoir comme elle se fait appeler souvent. Le développement économique et social est très rapide. La population est en hausse constante, le développement urbain aussi. Qui sait si, dans 5 ans, à l’occasion de son 50e anniversaire, Laval n’aura pas intégré le top10 des plus grandes villes du pays!

D’ici là, bon anniversaire Laval!